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#SOSA2021 , ma Sosa impossible

Et pourquoi je ne peux pas vous présenter ma #SOSA2021?

 

       Dans la numérotation Sosa, si pratique pour le généalogiste, je suis le numéro 1 , mon père le numéro 2, ma mère le 3, le père de mon père le 4 et sa femme le 5, le père de ma mère le 6 et sa femme le 7, etc...

       C'est à dire que le numéro du père d'une personne est forcément le double de celui de cette personne et pair, tant que le numéro de sa mère est forcément impair, et suit le numéro de son père...

       Bon, je sens que j'ai déjà perdu les non-généalogistes de la bande, oups...

 

 

 

       Il est de tradition chez les généablogueurs, depuis quelques années, de présenter son ancêtre dont le numéro Sosa est celui de la nouvelle année. La #SOSA2021, donc, pour cette fois.

 

       La Sosa 2021 est la mère du Sosa 1010, lui-même père de la Sosa 505, mère du Sosa 252, père du Sosa 126, père de la Sosa 63, mère de la Sosa 31, père de la sosa 15, qui est donc pour moi mon arrière grand mère maternelle chérie que j'ai connue jusquà mes 18 ans...

 

       Sauf que... le père de mon Sosa 126 est définitivement inconnu, et donc c'est une branche impossible à remonter... Alors je vais vous parler à la place de Marie-Louise Barbe PARJOIE - ma Sosa 253, mère de Pierre Louis PARJOIE, Sosa 126 - celle qui a emporté son secret avec elle et laisse donc un blanc définitif sur cette branche...

Carte de Cassini - Bnf - Gallica

 

       Elle est née et baptisée le 4 décembre 1783 à Chepy, dans ce qui deviendra le département de la Marne quelques années plus tard, fille de manouvriers, 8° enfant de Joseph PARJOUET et Marguerite AUBERT. Sa marraine s'appelle Marie Louise, et lui donnera son prénom, et comme elle est née le jour de la Sainte Barbe, elle a aussi droit à "Barbe" dans ses noms de baptême, mais ne l'utilisera pas.

 

       Quand elle a 21 ans et 3 mois, le 25 pluviôse an XIII (=14 février 1805), elle accouche chez sa soeur célibataire Angélique, 30 ans, d'une petite Nicole Mélanie, de père inconnu. Les témoins de la déclaration sont Joseph PARJOUET, le père de Marie Louise et grand-père de l'enfant, et un certain Jean-Baptiste MORET âgé de 43 ans, "ex-employé (sic) demeurant chez sa mère" audit Chepy. Ce Jean-Baptiste est veuf depuis un peu plus de deux ans.

 

       Le 4 mars 1806, un an après la naissance de la petite Mélanie, Marie Louise épouse ledit Jean-Baptiste, qui a le double de son âge, et qui reconnaît que la petite fille provient "de ses oeuvres". Le marié a par ailleurs à charge une fille de son premier mariage, Adelaïde, âgée de 12 ans (et peut-être aussi un fils de 13 ans 1/2, Antoine Joseph, et un autre, Claude Artus, 8 ans, dont je n'ai pas trouvé s'ils ont vécu ou non).

 

       Quelques mois plus tard, le 27 octobre, Marie Louise perd son père, Joseph, qui meurt à l'âge de 63 ans.

 

       Deux ans après son mariage, le 20 juillet 1808, Marie Louise accouche d'une petite Marie Pome. Prénom un peu curieux, et une des soeurs de la maman, probable marraine de l'enfant, née en 1780, s'appelle également Marie Pome. Il faut dire qu'une sainte de Châlons sur Marne s'appelait Pomme, ce qui en faisait un prénom apprécié localement sous l'Ancien Régime, et le calendrier républicain possédant un jour de la Pomme (le 1er Brumaire), le prénom a continué à se donner dans la région pendant quelque temps.

 

 

       Le 24 décembre 1809, le couple a encore un fils, Joseph Noël (coucou #SOSANoël).

 

       Mais Jean-Baptiste, qui a fait divers métiers - aubergiste, manoeuvre, charpentier, etc -, meurt à 52 ans, le 1er mars 1814, Marie Louise se retrouve veuve à 30 ans, avec plusieurs enfants à charge : Mélanie a 9 ans, Marie Pome, 5 ans 1/2, et Joseph Noël 4 ans. Moins d'un mois et demi plus tard, le 12 avril, c'est au tour de Marguerite AUBERT, la grand-mère, de décéder. Marie Louise se retrouve bien seule... et la vie a dû lui être bien difficile.

 

       A-t-elle trouvé du réconfort auprès d'une épaule secourable? a-t-elle été agressée, ou trahie ? Toujours est-il que le jeudi 9 octobre 1817 à 8h du matin, elle met au monde un petit Pierre-Louis Denis PARJOIE, mon sosa 126... Aucun indice cette fois sur le père, les déclarants sont la sage femme venu de Sarry à 3 kms "pour y faire ses fonctions", Esprit Joseph, le jeune frère de Marie Louise, et Pierre BRANJON, devenu beau-frère de Marie Louise juste un mois plus tôt, en épousant la petite dernière de sa fratrie, Anne Brigitte.

 

       Marie Louise, veuve à 30 ans, mère d'un enfant naturel à 33 ans, continuera à travailler comme manouvrière, ou journalière, selon les documents, mais en fait, c'est la même chose : travailler dur, sans certitude pour le lendemain, afin de nourrir ses enfants, puis de survivre seule... Les recensements la présentent longtemps comme vivant seule..., et finalement elle meurt à 78 ans, le 22 mai 1862, chez sa fille Marie Pome et son gendre Benoît GAILLARD.

 

Et voilà pourquoi je ne retrouverai jamais

ma Sosa 2021 (ni bien sûr les 2022, 2023, 2024 et 2025)...

Rendez-vous en 2026!! ;)

 

Tag(s) : #Ancêtres Marnais
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